Super Bowl, population mondiale… et prix des terres : les tendances parlent !

Avez-vous regardé le Super Bowl hier ?

Victoire de 29-13 des Seahawks de Seattle contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre.

Mon fils de 15 ans, joueur de football à son école secondaire, avait prédit la victoire des Seahawks depuis une semaine déjà… après avoir analysé les tendances des derniers matchs et la force des équipes. Comme quoi analyser les tendances, ça rapporte !


Avez-vous remarqué l’auditoire ?

Environ 115 millions en 2023, 123 millions en 2024, 191 millions en 2025… et les chiffres 2026 ne sont pas encore connus.

Si on suit la tendance… à votre avis, ça augmente ou ça diminue ?


Ça me fait penser à une conférence que j’ai présentée en 2014 (et qu’on m’a demandé de refaire en 2021).

En tant qu’agroéconomiste, analyser les tendances, c’est essentiel. Cela permet de prévoir les impacts futurs que nous vivrons.


Ma conférence portait sur l’évolution du prix des terres et le seuil de rentabilité.

On revient toujours aux bases : l’offre et la demande. Plus la demande augmente, plus les prix montent.

👉 Plus il y a de grosses fermes avoisinantes avec du levier financier, plus les prix risquent d’être élevés.

👉 Regardez les régions avec de grandes cultures, des quotas laitiers et avicoles et de grands troupeaux : vous saurez où se trouvent les terres les plus chères.


Mais il y a aussi l’étalement urbain

Plus les villes grandissent, plus les hectares en culture diminuent.

Les terres sont une ressource non renouvelable. Chaque hectare perdu pour les villes, c’est un hectare de moins pour produire… et une pression à la hausse sur les prix.

En 2014, la population mondiale augmentait d’environ 168 000 personnes par jour — l’équivalent d’une ville comme Sherbrooke. Par jour !

En 2026, l’accroissement naturel serait d’environ 188 000 personnes par jour.

Nous sommes passés de 7,2 milliards en 2014 à 8,3 milliards en 2026 :

➡ 1,1 milliard de plus en 12 ans

➡ Environ 92 millions de plus par année

➡ Environ 252 000 de plus par jour

Et l’ONU parle de 9,6 milliards en 2050…

Plus de bouches à nourrir. Plus de gens à loger. Moins de terres disponibles.


Qu’est-ce que cela signifie pour notre panier d’épicerie ?

La question se répond presque toute seule… Mais restons positifs.

En Belgique, dans un petit village, j’avais lu sur un écriteau datant des années 1700 qu’à la vitesse où la population augmentait, les villes seraient bientôt ensevelies sous plusieurs pieds de fumier de cheval…

On sait ce qui est arrivé : les chevaux ont disparu, l’humain s’est adapté.


Je crois qu’avec la vitesse actuelle de croissance de la population, nous vivrons aussi de grandes adaptations. Sinon, le modèle ne pourra pas tenir.

Les tendances donnent parfois le vertige…

Mais elles nous obligent surtout à réfléchir et à innover.

Petit clin d’œil du jour inspiré par le Super Bowl.