Évaluation et financement commercial et agricole
Voici donc en complément différentes informations sur le sujet.
Secteur commercial (entreprise) :
On entend plus souvent qu’autrement le multiplicateur du BAIIA (Bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement). Soit les réelles liquidités générées pour effectuer les paiements
. Pour certains types d’entreprises, le multiplicateur sera de 3 à 5 fois le BAIIA, mais pour d’autres, ça peut aller jusqu’à 10 fois et parfois même plus
. Il est important de bien calculer ce fameux BAIIA et de bien connaitre le multiplicateur pour avoir une valeur juste et finançable. Sinon la mise de fonds pourrait être très salée!
Voici quelques méthodes également utilisées :
• Méthode par la valeur des actifs
• Méthode valeur des actions
• Méthode par valeur comptable réévaluée
• Méthode de la rémunération de l’actif
• Méthode du multiplicateur du bénéfice
• Méthode sur l’achalandage
• Méthode de l’actualisation du flux de trésorerie
• Méthode de la rémunération de l’actif
• Méthode paritaire
• Méthodes empiriques adaptées au type de commerce (Ex : Calcul différent si hôtel versus salon funéraire).
Secteur agricole :
Pour le secteur agricole, c’est un univers en soi. C’est majoritairement la méthode par la valeur des actifs. Mais parfois il peut y avoir des méthode hybride avec le BAIIA et/ou l’achalandage s’il y a de la transformation ou de la vente direct aux consommateurs.
Pour la valeur des actifs, il est tout de même facile d’avoir une valeur sur certains biens avec les comparables du marché. Exemple, sur le quota, que ce soit laitier (24 000$/ kg MG), le quota poulet de chair (Environ 2 080$/mc) ou le quota pour poules pondeuse (environ 285$/poule), les acteurs de l’industries connaissent bien ces valeurs qui entre autres, évoluent continuellement dans le secteur avicole.
Il est aussi relativement facile d’avoir des comparables pour les valeurs des terres, et la valeur des animaux. C’est sur les immeubles agricoles, que c’est parfois un peu plus complexe. Les acheteurs sont plus durs à ce niveau et les valeurs économiques sont souvent rabaissés.
Pour le financement, les mise de fonds sont toujours très élevés ou le financement s’effectue en prenant d’autres actifs en garantie. C’est souvent selon ces ratios suivants que les institutions financières calculent les quotités de financement
• Terrain : 75% maximum 25 ans
• Bâtiments : 75% maximum 20 ans
• Quota : 50% maximum 12 ans
• Équipements : 75% maximum 7 ans
• Troupeaux : 75% maximum 5 ans.
Voilà, ce n’était qu’un petit survol cette semaine. En espérant avoir répondu à quelques questions pour ceux que ça pouvait intéresser.